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Qu'est-ce que le travail d'indépendant?

Avant de vous lancer

Avant de démarrer en tant qu'indépendant, il est crucial de bien comprendre la différence entre être employé et être indépendant. De plus, il faudra vous munir d'une vision claire de l'activité professionnelle que vous souhaitez exercer et de ce dont vous avez besoin pour démarrer. Ci-dessous, nous répondons aux questions fréquemment posées à nos Coaches Fiscaux.

Ce que vous devez savoir pour devenir indépendant

Je suis actuellement salarié, mais je rêve de devenir indépendant. Quels sont les éléments à prendre en compte ?

Avant de vous lancer en tant qu’indépendant et de faire votre demande de numéro d’entreprise, il est crucial d’avoir un plan d’affaires bien établi. Quels services ou produits allez-vous proposer, comment allez-vous générer des revenus et qui sont vos clients ? Pouvez-vous simplement commencer, ou devez-vous obtenir une certaine licence ou posséder un diplôme particulier ? Avez-vous par ailleurs suffisamment de moyens financiers pour commencer ?

Rappelez-vous aussi que, en tant que nouveau travailleur indépendant, vous devrez prévoir des dépenses supplémentaires, notamment les frais administratifs liés à l’enregistrement de votre entreprise auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) et les premières cotisations sociales, qui ne tarderont pas à se présenter. Il est également avisé de considérer les assurances professionnelles à contracter et de vous préparer en vue des futurs impôts. En utilisant des outils tels qu’Accountable, vous facilitez votre gestion financière : vous avez une vision claire de vos revenus en temps réel et savez quel montant mettre de côté pour faire face aux impôts et autres dépenses.

Une fois tout cela clarifié, il est temps d’ouvrir un compte bancaire professionnel et de procéder à l’enregistrement de votre entreprise à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Une fois votre numéro d’entreprise obtenu, vous pouvez activer votre numéro de TVA. Et voilà, vous êtes prêt à commencer votre aventure en tant qu’indépendant !

Quelles sont les conditions requises pour démarrer ? Ai-je besoin d'un diplôme ou d'une licence spécifique ?

Dans la plupart des cas, vous pouvez commencer en tant qu’indépendant à titre principal ou complémentaire sans avoir besoin d’un diplôme ou certificat spécifique. Cependant, pour certaines professions, comme les médecins, les avocats ou les psychologues (professions libérales), un diplôme officiel est obligatoire. D’autres métiers indépendants, tels que les rédacteurs, les graphistes ou les consultants, n’exigent pas de diplôme spécifique. Mais attention, posséder des compétences pertinentes, de l’expertise, de l’expérience et même des certificats peut considérablement renforcer votre crédibilité et votre compétitivité.

Vous démarrez en tant qu’indépendant en Wallonie ou à Bruxelles ? Vous aurez alors besoin du diplôme en gestion d’entreprise (ou équivalent) pour pouvoir commencer. À partir de 2024, cette exigence ne s’appliquera plus pour les indépendants à Bruxelles. En Flandre, cette condition a été abolie il y a quelques années.

De quel capital de départ ai-je besoin en tant que nouvel indépendant ? Puis-je bénéficier d'un soutien financier ou de subventions ?

Pour pouvoir démarrer en tant qu’indépendant en Belgique, il n’y a pas de montant de départ spécifique exigé par la loi. Toutefois, vous devez disposer d’un capital suffisant pour couvrir vos frais de démarrage, tels que les frais d’enregistrement, votre première contribution sociale, le matériel ou l’espace de bureau. Les frais initiaux pour lancer une entreprise individuelle sont généralement nettement inférieurs à ceux associés à la création d’une société. Si vous choisissez de créer une société, vous devez soumettre un plan financier démontrant que vous disposez du capital nécessaire pour soutenir vos activités. Cette exigence ne s’applique pas à une entreprise individuelle, car la ligne entre vos biens personnels et professionnels est très fine.

À la recherche d’un coup de pouce financier ? Voici quelques sources potentielles de financement et de soutien :

  • Si vous êtes au chômage, vous pouvez demander différentes options de soutien visant à faciliter votre transition vers l’entrepreneuriat indépendant. Cela inclut, par exemple, un prêt de démarrage, le maintien du droit aux allocations de chômage (Tremplin-indépendants), la prime de transition, et plus.
  • Le gouvernement, tant fédéral que régional, propose divers prêts, subventions et mesures de soutien aux nouveaux indépendants qui ont besoin d’un coup de pouce.
  • Différents concours sont organisés chaque année destinés aux start-ups et aux entrepreneurs. Ces concours sont souvent parrainés par le gouvernement ou bénéficient de son soutien, mais il existe également de nombreuses initiatives privées. Le type de soutien varie considérablement, allant d’une aide financière directe à un accompagnement personnalisé, des opportunités de réseautage jusqu’à l’aide dans l’obtention d’un financement.
Puis-je gagner un peu d'argent en plus tout en étant employé ?

Si vous occupez un emploi salarié et disposez de temps après vos heures de travail, vous pourriez envisager de devenir indépendant complémentaire pour générer un revenu supplémentaire à partir de votre hobby ou passion. Avant de vous lancer, il est crucial de prendre en considération les points suivants :

  • Vérifiez qu’aucune restriction n’est stipulée dans votre contrat de travail en ce qui concerne le démarrage d’une activité indépendante complémentaire. La plupart des employeurs se réservent le droit de refuser une activité complémentaire si elle présente un risque de concurrence.
  • Appréhendez de manière approfondie les obligations fiscales supplémentaires associées à une activité complémentaire. Il est crucial de comprendre que les revenus de votre activité complémentaire s’ajoutent à ceux de votre activité principale, ce qui pourrait vous faire basculer rapidement vers une tranche d’imposition supérieure.
  • Il est essentiel que votre activité principale salariée occupe au moins la moitié de votre temps de travail. Si vous êtes au chômage ou bénéficiez d’allocations, vous devez être inscrit en tant que demandeur d’emploi et solliciter une autorisation préalable.
  • Une activité complémentaire est tout aussi officielle qu’une activité principale : il est donc impératif d’enregistrer votre activité indépendante à la Banque-Carrefour des Entreprises et de solliciter un numéro de TVA. De plus, vous êtes tenu de vous affilier à une caisse d’assurances sociales et de verser des cotisations sociales.
Je suis actuellement au chômage, puis-je quand même me lancer en tant qu'indépendant ?

Êtes-vous actuellement au chômage et vous envisagez de débuter en tant qu’indépendant, que ce soit à titre principal ou complémentaire, c’est tout à fait possible ! Si vous rencontrez des difficultés pour financer votre démarrage en tant qu’indépendant, vous pouvez faire appel à un prêt de démarrage. Dans ce cas, il est important de noter que vous risquez généralement de ne plus être considéré comme chômeur, entraînant la perte de votre allocation de chômage. Cependant, si vous préférez maintenir temporairement votre allocation de chômage, le dispositif « Tremplin-indépendants » offre la possibilité de démarrer votre propre entreprise sans perdre immédiatement votre allocation.

Quel statut d'indépendant me convient le mieux ?

En Belgique, plusieurs statuts ou entités juridiques sont disponibles pour les indépendants. Le choix du statut qui vous convient le mieux dépend de votre activité professionnelle, de vos revenus prévus et d’autres facteurs. Voici un petit guide pour vous orienter :

  • Entreprise individuelle : Il s’agit de la forme d’entreprise la plus fréquemment choisie par les nouveaux indépendants, se caractérisant par un seul propriétaire. Le gérant assume une responsabilité personnelle pour toutes les activités professionnelles, ainsi que pour les profits et les pertes de l’entreprise. Juridiquement, une entreprise individuelle est une « personne physique » et ne possède pas de personnalité juridique distincte. Sa création est relativement peu coûteuse et implique une administration limitée.
  • Petite entreprise exemptée de TVA ou « franchisé(e) »: Techniquement, ce type d’entreprise n’est pas une forme d’entreprise distincte, mais peut être considéré comme une variante de l’entreprise individuelle. En Belgique, tout indépendant (à l’exception des professions libérales) est, en principe, assujetti à la TVA. Cependant, une exception existe pour les petites entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 25 000 €. Ces petites entreprises peuvent demander une exemption de TVA, les dispensant ainsi de facturer la TVA et de soumettre des déclarations périodiques. En contrepartie, elles renoncent à la possibilité de récupérer la TVA sur leurs achats professionnels.
  • Freelance : Les freelances ne représentent pas une forme d’entreprise distincte, bien que le terme soit de plus en plus répandu dans le paysage entrepreneurial. Les freelances sont des travailleurs indépendants qui offrent leurs services sur une base de projet à des entreprises ou des particuliers. Ils ne sont pas liés à un employeur spécifique et travaillent de manière indépendante. En général, les freelances choisissent souvent le statut d’entreprise individuelle ou de société à responsabilité limitée.
  • Une société est une forme d’entreprise qui peut être lancée individuellement ou avec plusieurs personnes. Les sociétés jouissent d’une personnalité juridique distincte, ce qui signifie que les associés ou les dirigeants de l’entreprise ne sont pas personnellement responsables des profits et des pertes de l’entreprise. Il existe différents types de sociétés chacune présentant des avantages et des inconvénients spécifiques. Les formes de société les plus courantes incluent la société à responsabilité limitée (SRL), la société anonyme (SA), la société en commandite (SC), et la société de management.
  • Les indépendants exerçant une profession libérale proposent principalement des services ou des produits intellectuels issus d’une spécialisation spécifique. Cela englobe des professions telles que avocats, architectes, pharmaciens, médecins, notaires, psychologues, ou encore des professionnels paramédicaux. Certaines de ces professions libérales, notamment celles à caractère médical et social comme les médecins, dentistes, kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmières et aides-soignants, sont exemptées de toutes obligations TVA. Pour connaître précisément quelles professions libérales sont exemptées de TVA, vous pouvez consulter la liste disponible sur le site du SPF Finances.