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Tout ce que vous devez savoir pour devenir indépendant à titre complémentaire en Belgique (2026)

Écrit par: Nicolas Quarré

Mis à jour le: mai 15, 2026

Temps de lecture: 8 minutes

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Avoir sa propre entreprise en plus de son travail, ça a l’air intéressant, mais par où commencer  Quelles sont les règles à respecter, de quels coûts faut-il tenir compte et comment tenir sa comptabilité sans y passer toute la journée?

Cet article vous présente tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer en tant qu’indépendant à titre complémentaire en Belgique, des conditions d’accès aux cotisations sociales, sans oublier les obligations fiscales et les erreurs les plus fréquentes.

Qu’est-ce qu’un indépendant à titre complémentaire ?

Le statut juridique d’indépendant à titre complémentaire désigne une personne qui exerce une activité indépendante en plus de son activité principale qui lui offre une protection sociale suffisante.

Vous connaissez sûrement quelqu’un dans cette situation : un enseignant qui est photographe de mariage le week-end, un fonctionnaire qui est rédacteur freelance…

La plupart des indépendants à titre complémentaire optent pour ce statut pour garder la sécurité d’un revenu fixe pendant qu’ils développent leur clientèle progressivement.

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Devez-vous créer une activité complémentaire même si vous ne gagnez qu’un peu d’argent de temps en temps ? Pas directement. Les prestations de service limitées et occasionnelles (à savoir 1 à 2 x par an) sont à indiquer dans la catégorie « Revenus divers » de votre déclaration fiscale des personnes physiques. Si vous percevez des revenus de manière régulière ou professionnelle, vous êtes alors dans l’obligation de vous inscrire en tant qu’indépendant (à titre complémentaire).

1. Conditions pour devenir indépendant à titre complémentaire

Pour vous installer en tant qu’indépendant à titre complémentaire, votre activité principale doit vous procurer une protection sociale suffisante. Concrètement :

  • Vous êtes employé et vous travaillez au moins à mi-temps
  • Vous êtes enseignant(e) et travaillez au moins à 6/10e d’un horaire complet en tant que titulaire nommé, ou au moins à 5/10e si vous n’êtes pas encore nommé(e) à titre définitif
  • Vous êtes légalement à la retraite
  • Vous êtes chercheur(-se) d’emploi et l’ONEM vous donne l’autorisation de devenir indépendant via le Tremplin-indépendants (vous conservez ainsi votre allocation de chômage pendant 12 mois)
  • Vous percevez une allocation de la mutuelle basée sur une activité salariée précédente

Vous travaillez à moins d’un mi-temps ou vous prenez un congé sans solde ? Vous êtes alors considéré comme indépendant à titre principal, même si vous considérez votre activité comme un revenu complémentaire.

💡Conseil : avant de commencer, vérifiez si votre contrat de travail exige une autorisation pour les activités complémentaires. C’est le cas chez certains employeurs.


2. Comment s’inscrire en tant qu’indépendant à titre complémentaire ?

Pour démarrer une activité indépendante à titre complémentaire, vous avez besoin d’un numéro d’entreprise ou de TVA et devez régler certaines formalités administratives.

L’installation en tant qu’indépendant à titre complémentaire se déroule en quatre étapes :

Étape 1 : Ouvrez un compte en banque professionnel

Techniquement, ce n’est pas obligatoire pour les personnes physiques, mais nous le recommandons fortement. Cela vous permet de scinder vos finances privées et professionnelles et de mieux maîtriser votre comptabilité.

Accountable propose un compte professionnel gratuit pour les indépendants à titre complémentaire. Parfait pour conserver votre argent durement gagné.

💡Découvrez le compte professionnel qui vous convient le mieux.

Étape 2 : Affiliez-vous à une caisse d’assurances sociales

Cette démarche est obligatoire. Une caisse d’assurances sociales perçoit vos cotisations sociales et gère vos droits sociaux en tant qu’indépendant. Vous pouvez vous tourner vers Acerta, Liantis, Xerius, Partena, UCM ou une autre caisse d’assurances sociales.Votre caisse d’assurances sociales peut également vous aider dans les démarches de l’étape 3. Vous pouvez aussi les faire vous-même en utilisant notre outil d’inscription pour vous installer en tant qu’indépendant à titre complémentaire (en collaboration avec Liantis).

Étape 3 : Demandez votre numéro d’entreprise via la BCE

Pour devenir officiellement indépendant à titre complémentaire, vous devez vous inscrire auprès de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE) via un guichet d’entreprise agréé ou Accountable (voir étape 2). Le coût d’inscription s’élève à 111,50 €.

Étape 4 : Activez votre numéro de TVA

Une fois inscrit à la BCE, vous recevez votre numéro d’entreprise, que vous devez activer ensuite comme numéro de TVA (coût : 70 €).Votre numéro de TVA est votre numéro d’entreprise précédé de « BE ». Ne sautez pas cette étape, même si vous optez pour la franchise TVA pour petites entreprises. Vous avez besoin d’un numéro de TVA pour votre listing client annuel.


3. Devenir indépendant à titre complémentaire, combien ça coûte ?

Prévoyez environ 190 € pour votre inscription, plus 98,51 € pour vos cotisations sociales trimestrielles (uniquement si vous gagnez plus de 1 922,16 € par an. Si vos revenus sont inférieurs, vous ne payez pas de cotisations sociales.

Ces frais sont déductibles fiscalement à 100 %.

CoûtMontant
Inscription à la BCE via un guichet d’entreprise111,50 € (une fois)
Activation du numéro de TVA70 € (une fois)
Cotisations sociales provisoires (starter)98,51 €/trimestre (+ frais de gestion de la caisse d’assurances sociales)
Logiciel de comptabilité0 € avec le plan gratuit d’Accountable

4. À combien s’élèvent vos cotisations sociales en tant qu’indépendant à titre complémentaire ?

Les cotisations sociales sont des paiements trimestriels obligatoires que vous devez verser à une caisse d’assurances sociales, grâce à quoi vous avez accès à une protection sociale comme la pension et l’assurance maladie.

En tant qu’indépendant à titre complémentaire, les cotisations sociales obligatoires que vous payez sont calculées sur la base de vos revenus nets imposables, soit vos revenus bruts moins tous vos frais professionnels déductibles et vos cotisations sociales. En effet, les starters l’oublient parfois, mais les cotisations sociales sont 100 % déductibles en frais professionnels

Voici la règle :

  • Revenus inférieurs à 1 922,16 €/an : vous ne devez pas payer de cotisations sociales.
  • Revenus entre 1 922,16 € et 17 374,08 €/an : vous payez un tarif réduit. En tant que starter, le montant s’élève à 98,51 € par trimestre.
  • Revenus supérieurs à 17 374,08 €/an : vous payez le même tarif qu’un indépendant à titre principal : 20,5 % de vos revenus nets imposables jusqu’à 75 024,54 € et 14,16 % sur la tranche supérieure jusqu’à 110 562,42 €.

Au bout de trois ans, vos cotisations provisoires sont recalculées sur la base de vos revenus réels. Vous avez gagné plus que prévu ? Alors, vous payez la différence. Vous avez gagné moins ? Vous récupérez le surplus.

Et bonne nouvelle : vos cotisations sociales sont 100 % déductibles fiscalement comme frais professionnels.

💡 Découvrez-en plus sur les cotisations sociales des indépendants à titre complémentaire.


5. Quels droits sociaux vous ouvre une activité à titre complémentaire ?

Tant que vous êtes indépendant à titre complémentaire et que vous ne payez pas de cotisations ou des cotisations réduites, vous ne constituez pas de droits supplémentaires à la sécurité sociale via votre statut d’indépendant.

Vous conservez les droits que vous constituez via votre activité principale en tant que salarié ou fonctionnaire, y compris la pension, l’assurance maladie et l’incapacité de travail.

Si vous payez des cotisations au même taux qu’un indépendant à titre principal (revenus supérieurs à 17 374,08 €), vous constituez en principe les mêmes droits.


6. Impôts et activité complémentaire

Les revenus de votre activité complémentaire sont imposés comme revenus professionnels dans l’impôt des personnes physiques, en plus de votre salaire de salarié. Ils sont donc soumis aux tranches progressives d’imposition, pouvant rapidement atteindre 40 % voire 50 %.

Exemple :
Votre salaire annuel brut en tant que salarié est de 46 000 €. Votre activité complémentaire génère (après frais) 5 000 €. Ce montant s’ajoute à votre revenu salarial, ce qui peut vous faire passer dans la tranche d’imposition à 50 %.

La règle d’or : déduisez suffisamment de frais professionnels. Les dépenses liées à votre activité indépendante sont déductibles : ordinateur portable, GSM, abonnement internet, espace de travail, déplacements, logiciels professionnels… Ceci dit, vous ne devez pas forcément faire des dépenses pour déduire vos frais : vous pouvez aussi déduire une partie de vos factures existantes (internet, eau, électricité).

Plus vous déduisez de frais légitimes, plus votre revenu imposable diminue. Vous avez peu de frais ? Optez pour des frais forfaitaires.

 💡Découvrez-en plus sur vos impôts en tant qu’indépendant à titre complémentaire.


7. Vous êtes assujetti à la TVA en activité complémentaire ?

En principe, même en activité complémentaire, vous devez facturer la TVA sur vos produits ou services. Mais si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur à 25 000 €, vous pouvez bénéficier du régime de franchise de TVA pour petites entreprises.

Dans ce cas, vous ne facturez pas de TVA à vos clients et vous ne faites pas de déclaration TVA, mais vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats.

Si vous dépassez 25 000 €, vous devenez assujetti TVA et vous devez introduire des déclarations trimestrielles. Accountable s’en occupe automatiquement sur la base des factures que vous avez entrées.


8. Combien pouvez-vous gagner en tant qu’indépendant complémentaire ?

Il n’existe aucun plafond de revenus. Vous pouvez gagner autant que vous le souhaitez.

Plus vous gagnez, plus les cotisations sociales et les impôts augmentent, mais vous n’êtes pas obligé de passer en activité principale tant que votre activité principale en tant que salarié ou fonctionnaire est maintenue.


9. Avantages et inconvénients d’une activité complémentaire

Démarrer une activité complémentaire présente des avantages et des inconvénients. Par exemple, vous pouvez vivre de votre passion et gagner un revenu supplémentaire, mais vous pouvez aussi payer pas mal d’impôts sur votre activité complémentaire.

Avantages :

  • Vous conservez la sécurité d’un revenu fixe et la protection sociale via votre activité principale
  • En cas de faibles revenus, vous ne payez pas de cotisations sociales
  • Vous testez votre idée d’entreprise sans tout risquer
  • Les frais professionnels sont déductibles fiscalement
  • Jusqu’en 2027, vous pouvez déduire le coût de votre logiciel de facturation électronique à 120 % de votre bénéfice imposable

Inconvénients (et solutions) :

  • Pression fiscale élevée : vos revenus complémentaires s’ajoutent à ceux de votre activité principale, ce qui peut vous faire passer dans une tranche d’imposition plus élevée. → Maximisez les frais professionnels et anticipez les paiements via Accountable
  • Obligations administratives : déclarations TVA, listing clients, déclaration fiscale… → Accountable automatise largement ces tâches.
  • Temps limité : quand on un emploi à temps plein, le temps est restreint. → Choisissez une activité qui évolue à votre rythme.
  • Droits sociaux limités : tant que vous payez des cotisations réduites, vous ne constituez pas de droits supplémentaires à la pension. → Envisagez une PLCI si votre revenu dépasse 17 374,08 €.

Se lancer en tant qu’indépendant complémentaire vaut-il le coup ? C’est à vous que la décision appartient. Pour vous aider, nous avons résumé tous les avantages et inconvénients ici.


Quand devenir indépendant à titre principal ?

Vous devez passer au statut d’indépendant à titre principal dès que vous ne remplissez plus les conditions de l’activité complémentaire, par exemple si votre activité en tant que salarié ou fonctionnaire diminue ou tombe sous le seuil du mi-temps.

Vous pouvez aussi choisir volontairement de passer en activité principale. Cela peut être intéressant si vos revenus complémentaires se rapprochent de votre salaire principal.

Dans ce cas, d’autres règles s’appliquent : la cotisation minimale est de 917,58 € par trimestre (2026), mais vous bénéficiez davantage de droits sociaux.

Accountable est là pour vous

Devenir indépendant est une vraie aventure. Mais vous n’êtes pas obligé de gérer tout l’aspect administratif seul. Accountable gère votre comptabilité, vos déclarations TVA et votre déclaration fiscale, spécialement pour les indépendants à titre complémentaire ou principal en Belgique.

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Questions fréquemment posées sur l’activité complémentaire (FAQ)

Nicolas Quarré

Auteur - Nicolas Quarré

Nicolas est cofondateur et CEO d'Accountable. Sa vision pour l'entreprise est claire : libérer les indépendants de leurs cauchemars administratifs.

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Je ne vois rien à améliorer pour l'instant. La qualité de vos services, le délais de réponse et la sympathie de votre équipe sont des points qui me conviennent parfaitement. Merci pour votre bon travail.

Anonyme

j'ai rencontré une difficulté et j'ai pu contacter rapidement un collaborateur ( Sihame )qui a répondu et résolu mon soucis rapidement

Jean-Marc Van Haute

Merci pour toute les réponses comme nouveau indépendant ça m aide beaucoup merci infiniment

"Mohamed Naji"

Le suivi par mail de votre service est appréciable. J’ai été étonné de devoir communiquer mon no de compte bancaire et surtout de donner un accès consultatif à celui-ci. Mais je vous l’avais déjà évoqué en vous précisant la raison. Bien cordialement François Bellière

Anonyme

la qualité des conseils donnés

Maël Fraipont

Très bien, disponibilité !

Daniel Mpoy Mukeba

C’est hyper clair et le service est impeccable, vous répondez vite. La seule chose que j’ai remarqué qui pourrait être une nouvelle fonctionnalité: avoir la possibilité d’être plus précis au niveau de la détermination de ce qu’on paye pour nos cotisations sociales quand on a choisi un plan d’apurement. Par exemple, 300€ par mois au lieu que le choix soit juste par trimestre.

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